Actualités : zoom sur l’apprentissage

Dans l’esprit de valoriser l’apprentissage, nous vous proposons ici un bulletin ainsi que des ressources utiles sur la filière de l’apprentissage.

Edito 2019

On comptait près de 420 000 apprentis, en 2017. De fait, les gouvernements qui se sont succédé, au fil du temps, se sont tous fixés l’objectif de relever ce chiffre et l’actuel n’échappe pas la règle. Les régions sont relativement inégales face à l’apprentissage et contre une tendance à la baisse, l’île de France semble être, de son côté, en relative augmentation du point de vue des offres ce qui corrèle sans doute avec sa concentration démographique et les métiers qu’elle peut offrir dans le secteur des services.

Alors, plus d’apprentis ? Bonne idée. La réforme semble vouloir s’y atteler. Au delà, quid d’une meilleure communication sur certains métiers porteurs qui sonnent la cloche chaque année pour recruter des apprentis sans les trouver ? Une autre bonne idée. En mettant les filières en adéquation avec les attentes, en communiquant correctement sur les besoins, les perspectives et l’intérêt de chaque métier, quelques pas intéressants pourraient bien être faits. On saluera ici, au passage, les initiatives du MEDEF et de l’opération « beau travail » qui entendait, il y a quelque temps, valoriser, dans les médias, 135 métiers porteurs dont une grand nombre accessible à l’apprentissage. Toutes les mini-vidéos produites sont encore disponibles sur leur chaîne Youtube.

Au delà des problèmes de volume d’apprentis recrutés chaque année, il faut encore s’arrêter ici sur quelques indicateurs qualitatifs, qui touchent aux débouchés concrets de l’apprentissage.

Des Résultats au beau fixe ?

Les contrats d’apprentissage ne sont pas toujours couronnés de succès auprès de ceux qui les choisissent, notamment les plus jeunes. Ainsi, parmi eux, autour de 28% des contrats ne seront pas conduits à terme et seront rompus pour des raisons diverses et par des parties diverses : en dehors de certains aléas de la vie qui peuvent expliquer ces ruptures, certaines jeunes se cherchent encore, et peuvent ainsi quitter le contrat avant terme pour se réorienter sur d’autres choix. D’autres, il faut bien le dire, n’ont pas la maturité suffisante pour satisfaire le minimum d’exigences des entreprises d’accueil. Entre motivation et goût réel pour la profession pressentie, ces ratages ne semblent pas concerner dans de telles proportions, les publics plus mûrs dans l’approche de leur métier et dont la qualification ciblée est peut-être aussi supérieure (bts, bac pro,etc…).

Tout cela ne doit pourtant pas éclipser une réalité de l’apprentissage qui reste plutôt au beau fixe. D’après les chiffres du Ministère, l’apprentissage débouche dans près de 70% des cas sur des placements. Les attentes des recruteurs de trouver, à la sortie de cet investissement temps, la perle rare restent donc bien au rendez-vous autant que celle de l’apprenti. Dans de nombreux cas, il souhaite aussi, de son côté, trouver une « maison » qui l’accompagnera au delà de sa simple formation sur un véritable parcours professionnel.


Le vent de la reforme

« Sans une entreprise et un jeune qui signent le contrat, il n’y a pas d’apprentissage. Or, nous constatons que, chaque année, un certain nombre d’offres ne sont pas pourvues. Cela signifie qu’il faut travailler la problématique de l’orientation et de l’attractivité des métiers. »

Patrick Maigret – président de la FNADIR

Proactive AcademyMars 2018 : La Réforme de l’Apprentissave vue par Patrick Maigret
Les EchosArticle d’Août 2018 – La Réforme et le risque d’Hyper-concurrence
Centre InfoSeptembre 2019 – une rentrée charnière pour la FNADIR


Secteurs porteurs et en croissance d’aujourd’hui à 2022

Dans un Rapport de 2015, le DARES et France Stratégie traçaient quelques tendances sur le paysage de l’emploi et des filières qualifiantes d’ici à 2022. Les prospectives se basaient sur des analyses sectorielles pointues autant que sur l’étude des taux de renouvellement des emplois pour raison de départs en retraite. Des scénarios ont été mis en place pour l’élaboration de ce document et comme ce dernier excède 400 pages, nous n’allons pas pouvoir résumer ici en quelques lignes. Nous en donnons donc juste quelques aspects de synthèse importants.

Des tendances qui se confirment

Du point de vue des tendances générales, on peut dégager de grands secteurs porteurs. Ces derniers confirment leur progression. Il s’agit des secteurs liés à la santé, à l’action sociale et au service aux personnes auxquels on ajoutera les activités récréatives, sportives et culturelles. Du côté des métiers de la vente et la distribution, là encore tendance à la hausse et l’on y ajoutera les secteurs de l’hôtellerie restauration qui, malgré un nombre un peu plus faible de départs en retraite devraient offrir de belles places aux candidats désireux de rejoindre ces métiers. Bien sûr, la majorité des filières citées proposent de belles opportunités aux candidats désireux de s’y engager via l’apprentissage.

Sur des niveaux plus élevés de qualification, l’éducation devrait également confirmer ses besoins de recrutement dans les années à venir et l’on pourra y ajouter les services d’appui scientifique et technique, mais encore les métiers du développement informatique et de la programmation qui ne cessent d’offrir de belles opportunités depuis les années 2000 avec des tendances qui se sont encore confirmées avec l’arrivée du web. De leur côtés, les secteurs liés à la construction et connexes, ainsi que les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’industrie devraient se tenir à la traîne des pourvoyeurs massifs d’emplois et ce malgré un ralentissement relatif de la désindustrialisation.

Pour une analyse plus pointue et plus détaillée nous vous renvoyons à cet excellent document consultable ici. En croisant ses éléments avec ceux de la chaîne Youtube « Beau travail » du MEDEF, les candidats à l’apprentissage en recherche d’idée de métiers, à la fois passionnants et porteurs pourraient bien trouver leur chemin et c’est tout le bien que nous leur souhaitons.

DOSSIER SPECIAL 2019-2020

Zoom sur un secteur porteur : les métiers du Casino et de l’iGaming

Pour compléter ces éléments sur les métiers et secteurs porteurs, nous vous proposons également un dossier spécial sur une activité transversale qui, pour être dans le domaine du divertissement, dispose d’une fort potentiel d’emploi. A la croisée des métiers du loisirs et des activités récréatives, les établissements de jeu et les casinos qui émaillent notre territoire proposent, en effet, des emplois dans de nombreux domaines : accueil, sécurité, hôtellerie, restauration, électronique et informatique, mais aussi métiers plus spécifiques. En plus de tous ses emplois transversaux, avec le développement du iGaming sont encore venus s’ajouter ces dernières années, de nouveaux métiers et de nouvelles opportunités.